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petites morts sans importance & poésie de supermarché
cowboys don't cry
Perdu dans le désert,
la tête à l’envers,
je cherche dans le ciel
l’étoile pour me remettre en selle.
Mais rien ne m’éclaire.
Face contre terre,
tu viens me retourner,
Sortir le fer, au sang me marquer.
Bang bang !
Tu as tiré la première balle, tu m’as touché
là où ça fait le plus mal, tu m’as tatoué.
Je me retiens de gémir
quand tu me fais rougir.
Les cowboys ne pleurent pas,
je serre les dents
quand tu me prends
par surprise,
je cède à la crise
et je suis tes pas.
Tu te la joues en solo.
Pris dans ton lasso,
je te laisse m’entrainer
dans tes jeux à m’en abandonner.
Je me retiens de chialer
quand tu me fais tomber.
Les cowboys ne pleurent pas,
je serre les dents
quand tu me prends
au dépourvu,
je me rends vaincu
et je suis tes pas.
Et quand tu dégaines ailleurs,
j’ai la peine, le cœur
qui saigne
des petites morts
que tu sèmes.
Bang bang !
Tu as tiré la première balle, tu m’as touché
là où ça fait le plus mal, tu m’as tatoué.
Je me retiens de frapper
quand tu me fais hurler.
Les cowboys ne pleurent pas,
je serre les dents
quand tu me prends
pour un con,
je joue l’illusion
et je suis tes pas.

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