petites morts sans importance
&
poésie de supermarché

 

 

l'empreinte

 

 

Mon ami,
souffrez ces quelques mots
depuis la nuit
là où plus rien ne me semble beau.

Je dépose les armes,
comme une lame que le temps use,
poli de larmes,
je vous présente toutes mes excuses.

Cette empreinte,
entre mes bras lorsqu’en m’endormant,
mes mains vous cherchent désespérément,
caressent le vide, les amours feintes
d’un autre temps.
Je vous embrasse pour quelques heures,
quand dans les souvenirs, les leurres
me font perdre la raison
d’une autre saison.

Mon ami,
je n’ai rien oublié de vous
et j’ai compris
vos mots durs, vos yeux si doux.

J’ai rempli l'espace
d'une souvenance que la pudeur condamne,
effacé les traces
des douleurs qui ont étouffé la flamme.

Cette empreinte,
entre mes bras lorsqu’en m’endormant,
mes mains vous cherchent désespérément,
caressent le vide, les amours feintes
d’un autre temps.
Je vous embrasse pour quelques heures,
quand dans les souvenirs, les leurres
me font perdre la raison
d’une autre saison.