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petites morts sans importance & poésie de supermarché
shiver
J’ai pris mon téléphone,
j’ai composé ton numéro
mais j’ai raccroché aussitôt
avant le son de ta voix.
Je la fredonne
quand tu me fais défaut,
je lui invente des mots,
ceux que tu ne dis pas.
Ton silence, je le pardonne
quand tu me tues dans le dos,
le creux de mes reins frissonne.
Ces lames qui me transpercent
me font l’effet d’une caresse,
tes coups de couteaux
me rendent beau.
J’ai pris mon téléphone,
j’ai effacé ton numéro
mais j’ai regretté aussitôt,
j’ai repensé ta voix.
Et elle resonne
jusque sous ma peau,
se transforme en eau,
celle que tu ne pleures pas.
Ton absence, je la pardonne
quand tu me tues dans le dos,
le creux de mes reins frisonne.
Ces lames qui me transpercent
me font l’effet d’une caresse,
tes coups de couteaux
me rendent beau.

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